Le déni

L’acte de déni refuse de prendre en charge certaines perceptions : un fragment, éventuellement important, de la réalité, se voit totalement ignoré ; la personne qui dénie se comporte comme si cette réalité n’existait simplement pas, alors qu’elle la perçoit.

Une bonne année avant le Diagnostic de ma maladie, j’écrivais à une amie qui avait aussi le don de guérison un e-mail dont je vous livre un extrait.

….Tout à coup j’ai eu comme des explosions dans ma poitrine, je suis resté encore assis un peu, puis je me suis couché. Les battements se sont poursuivis, comme une balle magique le ferait dans une pièce. Je me suis endormi et vers les trois heures du matin je me suis réveillé. ça battait dans tout les sens.

J’avais l’impression que tu te trouvais en face de moi. Etrangement tu envahissais l’entier de mes pensées, J’allai voir qui était dans ma poitrine a faire des bonds pareils. C’était comme un cheval sauvage enfermé dans une cage. Alors je me suis mis à lui parler, à l’approcher doucement, à le calmer, puis il a mis sa tête contre ma poitrine et il s’effaça devant ton énergie. C’est comme si ton énergie vitale pénétrait chaque cellule de mon corps.

Ensuite je me suis endormi et un rêve m’a réveillé. Je devais finir un chantier pour le 23 janvier et il était clair que n’allais pas y arriver. Heureux de me réveiller, à nouveau tu envahissais toutes mes pensées, et soudain je sentis mon corps s’enflammer comme une poignée de poussière que l’on jetterais au feu. Cela ne dura pas plus.

C’est comme si tu portais en toi une énergie de guérison. Je me suis senti comme régénéré…

Lorsqu’une année plus tard elle me répondit, je me dis : -« comment as-tu pu être aussi aveugle pour ne pas voir qu’il s’agissait de ton coeur ?! » Cela me ramenait à une vingtaine d’année en arrière quand suite au décès de mon père nous triions avec ma soeur ses quelques affaires personnelles et  tombions sur une photo passeport prise environ deux ans avant sa mort. Ce fut un choc terrible tant sur cette photo sa maladie se voyait déjà, bien qu’elle ne soit pas encore diagnostiqué, le  cancer de la gorge.

Lorsque je dis « sa maladie se voyait déjà » ce qui en réalité sautait aux yeux était l’expression que dégageait son visage,  creusé par une infinie tristesse, un profond désespoir et par la maladie. Quand après toutes ces années je m’enfonce dans mes souvenirs pour vous en restituer un sentiment exact. Je revois ce visage et ne peut m’empêcher de ressentir une émotion comme au premier jour.

En voyant cette photo la première réflexion qui m’était venu à l’esprit était -« mais comment as-tu fait pour ne pas le voir !? » Le déni était flagrant. Il se révélait dans toute sa grandeur, parce que nous pouvons l’affirmer. Le déni régit nos vies ! et nous pouvons l’affirmer,  notre vie est un déni, jusqu’au déni de notre vie.

Bien entendu, si nous avions le plaisir de nous rencontrer, vous m’affirmeriez certainement que ma vie n’est pas votre vie et que sur une histoire de vie particulière nous ne pouvons pas en faire une généralité.

Ne serais-ce pas là, déjà, la preuve de votre déni ?

 

 

 

 

 

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