L’éclatement

Un éclatement est une action physique ou géopolitique qui divise un ensemble en de nombreuses parties.

Voilà ce qui avait causé ma perte !  Aider, aimer, espérer, comprendre, désirer, donner, créer, entreprendre, réaliser, prouver, montrer. Je m’étais lancé à la recherche de mes espérances ou dans une vision folle, inconsciente. L’autre était moi. Un moi, irréalisé. Car il y avait bien ce moi qui faisait ce que j’étais et celui-ci était solide, fort généreux, bien dans ses bottes. Mais il n’avait de cesse de vouloir chercher à travers « l’autre »  son propre moi ! Pas  ce moi volontaire et flamboyant, non !  ce moi abandonné, meurtri, trahi, blessé par l’injustice, rejeté, humilié, ignoré, banni…

Cet autre moi qui n’est pas ce moi idéal défini par Freud, mais cette partie manquante à notre moi. Notre Isha, cette partie de nous, ôtée aux premiers jours de notre genèse ou cet homme encore androgyne, ou plus exactement entier mais seul. Tout à la fois mâle et femelle !  …….

« Elohîm crée le glébeux à sa réplique,à la réplique d’Elohîm, il le crée, mâle et femelle,il les crée » 

Berechit (Genèse)1:27 Bible Chouraqui

…….  désire pouvoir se contempler dans cet autre qui n’est en réalité qu’une partie de lui-même !

« Le glébeux dit:
« Celle-ci, cette fois, c’est l’os de mes os,

la chair de ma chair,
à celle-ci il sera crié femme -isha-:
oui,de l’homme -ish-celle-ci est prise »

Berechit (Genèse) 2:23
Bible Chouraqui

Etonnant, non ? tout le monde parle du moi et du soi. Le moi étant appelé à s’effacer  pour laisser la place au soi. Absurdité ! Tant ce demi-moi conscient est à à compléter,  aimer,  consoler unifier par l’intégration de cette autre demi-moi.  La réintégration dans nos êtres de ces deux réalités,  consciente et inconsciente. Les noces célestes de notre Adam et de notre Eve, de notre Ish et de notre Isha. Homme et Femme de feu !

Et seul, de cette union retrouvée nous pourrons enfin enfanter de ce principe primordial. De ce que nous sommes réellement.

Il nous fallait préciser ceci avant de continuer cette histoire ! retournons- y :

Un géant grand comme un enfant vient de perdre sa maman !

Il pleure, mais la tête dans son chapeau, pour que les autres ne le voient pas.

Ce géant à des pieds d’argiles et un chapeau qui prend l’eau. C’est un enfant.

L’enfant pleure, mais le géant lui, rit et parle fort.

Il aide, aime, espère, comprend, désire, donne, ordonne, crée, entreprend, réalise, prouve, montre. En un mot c’est un géant.

Et on parle de lui dans les milieux autorisés. Et quand on dis lui, on pense  au moi, au surmoi, au soi. On analyse, on psychanalyse, on dissèque, on explique, on prouve, on démontre.

Mais qui donc parle de cet autre moi ! dites-le moi !

L’autre est moi et moi je suis lui. Non, pas ce moi-ci; oui ! l’autre celui-là.

Deux « moi », un près du soi et l’autre derrière l’autre. Je dis bien derrière car ce deuxième moi se cache bien derrière cet autre que nous pensons être nous.

Soyons clair et précis. Nous avons deux mois. Un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur.

Je vous vois me dire que je parle de « l’enfant intérieur ». L’enfant intérieur certe existe, mais il n’est pas ce demi-moi !

Ici je vous parle d’un moi inconnu, recherché, espéré. Ce que certain appelle notre « âme soeur » En réalité l’âme soeur, n’est autre que ce deuxième moi inconnu, ignoré.

L’autre, notre partenaire, notre idéal n’est qu’un ersatz, un substitut de pacotille qui sera un jour ou l’autre démasqué.

Et c’est bien l’union de ces deux « moi » qui révèleront ce que nous appelons notre « enfant intérieur » Enfant qui devenant mature pourra enfin prendre contact avec son soi. Sa divinité n’étant rien d’autre que le reflet d’une autre réalité. L’Innommable, tétragramme  imprononçable de la Divinité, le Tout.

Nous pourrions discourir encore longtemps, mais c’est bien dans cette quête insensée, c’est à dire l’éclatement de nos être énergétique, notre dispersion atomique dans autant d’actes de diffraction. Tourné vers l’autre, vers notre prochain, vers nos obligations, nos propres manques,  notre famille, notre patrie, nos idéaux…..

jusqu’à nous trouver un jour, assis sur un muret de notre jardin. Vidé de toute notre énergie, le coeur fibrillant n’ayant plus la force de battre.

Sur les portes de la mort, enfin la vision de l’inutilité de nos actes et de cette désespérance qui habite depuis tant d’années nos vies.

De ce second moi, qu’il faudra bien dorénavant que nous cessions  d’ignorer, que nous apprennions à aimer, à intégrer.

Si étranger et si proche, oublier l’autre (notre prochain) et nous mettre à penser à lui ( à cet autre moi). Lui ouvrir nos bras, nous reconstruire, apprendre à l’aimer, à nous aimer. Redevenir un moi éclairé par notre soi.

Puis disparaître, laisser cet enfant en devenir. Devenir moi !

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